Un choc thermique se planifie : il faut porter le stockage à la température cible, puis ouvrir chaque robinet et chaque douche assez longtemps pour que l'eau très chaude y circule, tout en réchauffant au fur et à mesure l'eau froide qui remplace l'eau soutirée. Renseignez le volume du ballon, les températures, la puissance utile, les points d'usage, la durée de maintien, le débit d'un point et le nombre de points ouverts en même temps : le simulateur affiche la durée de chaque phase, le facteur qui limite l'opération, la durée totale et l'énergie nécessaire.
Le simulateur découpe l'opération en deux phases et compare, dans la seconde, le rythme des agents à celui de la production. Chauffer un litre d'eau d'un degré demande environ 1,163 wattheure. La montée en température du stockage est donc le volume du ballon multiplié par l'écart entre la température cible et la température actuelle, converti en kilowattheures puis divisé par la puissance utile. Vient ensuite le traitement des points d'usage : les points sont ouverts par groupes, chaque groupe s'écoule à la température cible pendant la durée de maintien, et le nombre de passages est le nombre de points divisé par le nombre de points ouverts en même temps, arrondi au supérieur. Mais chaque litre tiré est remplacé dans le ballon par de l'eau froide qu'il faut porter à la cible : le simulateur calcule le volume total soutiré, retire le stock déjà à température, et divise l'énergie correspondante par la puissance utile. La phase de traitement dure au moins le plus long des deux temps, agents ou production, et la durée totale additionne la montée en température et cette phase.
L'eau froide d'appoint est supposée à 15 °C : en hiver, elle peut être nettement plus froide et allonger le temps de production. Le stock est considéré comme un simple tampon consommé en premier, alors qu'en réalité l'eau froide se mélange au ballon dès les premiers soutirages et peut faire chuter la température au robinet avant la fin d'un passage : mesurez à chaque point ouvert et réduisez le nombre de points simultanés si la cible n'est plus tenue. Le calcul ne compte ni l'eau contenue dans la boucle et les canalisations, ni le déplacement des agents entre les points, ni l'attente avant que l'eau atteigne la cible à chaque robinet, ni la condamnation des locaux et les mesures de contrôle. Comptez une marge sur la durée totale et prévoyez l'opération dans une période de faible occupation. Le protocole complet, avec ses précautions contre les brûlures, est détaillé dans notre mode d'emploi du choc thermique.
Une eau à 70 °C brûle en quelques secondes. Prévenez les usagers, condamnez les points accessibles au public pendant l'opération et faites vérifier la tenue des mitigeurs et des flexibles à cette température.
LegioSuivi enregistre la température atteinte et la durée de maintien à chaque point, pour prouver l'opération lors du contrôle.
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